Mue(s), le film – Festival Côté Court de Pantin, Panorama – juin 2015

MUES1

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Mues s’installe à l’Arcades Institute à Tours – 12/21 février 2015

Mues Toursepaule

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MUE(S)

Résidence de création, Tours, décembre 2014

Nathalie Menant, ma soeur, plasticienne, m’invite à participer à son projet : MUES.

Des empreintes de femmes, prises dans le plâtre. Des parts de soi qu’on abandonne, des marques de ce qui reste, de ce qui bouge en soi.

La région Centre l’invite en résidence à Tours. Durant 2 semaines, dans la belle cave voutée d’Arcades Institute, elle prendra les empreintes de femmes qui sortent de périodes difficiles, des femmes suivies par l’association Joséphine. C’est à cette résidence de création qu’elle m’invite.

J’ai été modèle de sa première mue. J’ai vu des parties de moi émerger du plâtre, étranges et familières à la fois. Fantômes d’un instant passé, présence réitérée. Les Mues révèlent une part de soi qui s’offre au regard mais elles portent aussi une part silencieuse. Une rencontre avec soi-même, comme une prière, une promesse que l’on se fait.

© Frederique Menant

D’abord la peau est mise à nue. Puis il faut prendre pose pour qu’un voyage immobile commence, sensible, intime.

 

Le corps traverse une expérience sensible et profonde, de l’ordre de l’indicible. Comme si les mouvements de chaleur allaient chercher au plus profond de soi un souvenir, quelque chose d’un peu flou. Une image.

Quand la mue se détache, elle ouvre un espace intime, infime, entre soi et le plâtre Un espace de renouvellement de soi à soi, un petit pas vers ses propres profondeurs, là où se puise une force de résilience, là où l’image tremble.

© Frederique Menant 3

Cet interstice m’apparaît comme une chambre noire, là où s’élaborent les images.

Peut-on filmer à partir de là? Dire le mouvement et l’immobile ? Dire l’intime, la force qui nous pousse et nous construit pour nous tenir droites ?

Tenter une telle expérience c’est travailler sur cette étrange articulation entre ce que l’on donne à voir de soi et l’image de soi. Cette image que l’on perçoit de l’intérieure : latente, mouvante, parcellaire, transfigurée par notre propre histoire. Nos blessures, nos brûlures mais aussi nos jouissances et nos élans.

 

C’est dans la matérialité même du support argentique 16mm que je cherche cette image plus profonde. D’abord saisir la lumière, la peau, la silhouette, la posture, une empreinte lumineuse. Puis plonger dans l’émulsion, dans l’organisation chimique des grains d’argent pour atteindre cette fragilité de notre être au monde.

Le travail de labo sera réalisé à L’Etna.

 

© Frederique Menant 2

 

 

 

 

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Sous la peau

 

Super8 – 2012

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Créolisation – Extraits

« Le temps viendra où le désir de dominer, de dicter sa loi, de bâtir son empire, la fierté d’être le plus fort, l’orgueil de détenir la vérité, seront considérés comme un des signes les plus sûrs de la barbarie à l’oeuvre dans l’histoire des humanités. (…)

Ce n’est pas parce que l’échanger mène souvent au changer que tous et chacun iraient se diluer dans un trou-bouillon, où s’égareraient et s’étoufferaient les identités, où s’effaceraient les différences. Changer en échangeant revient à s’enrichir au haut sens du terme et non à se perdre. Il en est ainsi pour un individu comme pour une nation.

Ce n’est pas parce qu’une communauté accueille des étrangers, consent à leurs différences, même à leurs opacités, qu’elle se dénature ou risque de périr. Elle s’augmente au contraire, et se complète ainsi. Elle donne de l’éclat à ce qu’elle est, à ce qu’elle a, comme à ce qu’elle devient, et elle offre de cet éclat qui de s’offrir reçoit. Dans les histoires des sociétés, aucun métissage n’a donné lieu à dégénérescence, des Gallo-Romains aux Brésiliens. Et pas une des créolisations survenues dans le monde n’a conduit à l’effacement pur et simple d’une de ses composantes. Il y a tant de présences dans une ronde de tambours, tellement de langues dans un choeur de reggae ou dans une phrase de Faulkner, tellement d’archipels dans une volée de jazz. Et combien d’énormes rires de libération, de jubilation, quand tout cela se rencontre.  »

Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Quand les murs tombent, L’identité hors la loi?, Editions Galaade, Institut du Tout-monde, 2007.

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KREOL – Projection le 15 février 2014 – 13h – La Bellevilloise

Kreol sera projeté à la Bellevilloise dans le cadre du Salon Anticolonial, samedi 15 février à 13h. (14 Rue Boyer, Paris 20 – Entrée libre)

Mario titre

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Not what it seems

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